Approches interdisciplinaires du vivant

 

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Présentation du master de l’Ecole Normale Supérieure

"approches interdisciplinaires du vivant"

 

Entre la formation généraliste des grandes écoles et la volonté affichée des ministères et des organismes (CNRS, INSERM, INRA, …) de recherches interdisciplinaires pour faire face aux enjeux de la biologie au XXIe siècle, il semble que l'un des chaînons manquants puisse être une formation innovante des étudiants et des chercheurs aux "approches interdisciplinaires du vivant ».

 

Ce master de l’Ecole Normale Supérieure débutera dès la rentrée 2004, avec le soutien de l’INSERM, [d’autres partenaires institutionnels (CNRS, INRA, universités, grandes écoles) ont été contactés et seront susceptibles de se joindre à ce Master dès qu’ils le souhaiteront]. Ce master s’appuiera sur l’ensemble des masters cohabilités par l’Ecole Normale Supérieure pour la première année de Master (M1). Pour une vingtaine d’étudiants qui auront fait preuve de leur intérêts pour les approches interdisciplinaires du vivant  dans leur parcours antérieurs (stages et cours dans des disciplines différentes) la formation spécifique à ce master commencera en M2.

 

Ce master  interdisciplinaire offrira en M2 une formation inspirée des rotations entre laboratoires appartenant à différentes disciplines telles qu'elles sont pratiquées dans les plus grandes universités étrangères. Ces rotations d'au moins 3 mois sont, pour les étudiants, l'occasion de connaître de l’intérieur les outils et les concepts utilisés par les chercheurs des différents laboratoires visités et pourraient permettre aux étudiants de créer des liens voire des collaborations entre ces disciplines encore trop cloisonnées.

 

Cette formation qui s’inscrit dans la tradition interdisciplinaire de l’Ecole Normale Supérieure, pourrait s'organiser avec une grande latitude pour les étudiants pour peu qu'ils soient bien encadrés et bien sélectionnés (non seulement sur leur dossier qui retiendra avant tout l’excellence scientifique mais aussi sur leur motivation et leur ouverture interdisciplinaire). Pour le choix des stages, la seule obligation serait qu'ils effectuent au moins un stage expérimental et au moins un consacré à de l'analyse des données ou à de la modélisation, tant approches théoriques et expérimentales paraissent devoir aller de pair.

 

Une formation commune minimum serait obligatoire destinée à développer l'esprit critique, les capacités d'analyse et de synthèse et à assurer un regard extérieur régulier sur le travail effectué (voir ci-dessous les modalités d’encadrement).

 

Ce système de rotation est d'ailleurs proche de celui du DEA de Génétique initié au début de la biologie moléculaire, à ceci pres que les stages devraient cette fois être effectués dans des laboratoires appartenant à différentes disciplines. Cette formation pourrait être complétée par l’écriture d'un véritable projet de recherche interdisciplinaire que les étudiants pourront ensuite mettre en oeuvre durant leur thèse ou leur post-doctorat. Pendant cette période où ils continueront à êtres suivis par leurs tuteurs et les responsables de la formation, ils pourront suivre les cours dont ils auraient besoin pour leur recherche en suivant des enseignements précis dans les disciplines qu'ils choisiront d'approfondir.

 

Pour répondre à une demande de la part des d’élèves et des institutions, le master est présenté par l’Ecole Normale Supérieure et parrainé par les organismes de recherche et s’intègre dès l’année civile 2004 dans le cadre de l’école de l’INSERM. Ce master pourra ainsi débuter dès la rentrée universitaire 2004 vis-à-vis des étudiants qui le souhaiteronnt pour qu'ils puissent s'ouvrir à une vision élargie de la biologie avec la possibilité pour ceux qui le voudront de faire de cette formation une plate-forme qu'ils pourront suivre avant, ou après, (voire à la place d’) un master M2 plus classiquement monodisciplinaire.

 

En terme de recrutement, ce projet ne se veut pas limiter aux seuls d’élèves des grandes écoles. Outre les facultés des sciences et de médecine, il est ouvert à des étudiants étrangers (niveau M1 minimum, avec une ouverture interdisciplinaire avérée), à des thésards ou des post-doctorants, voire des chercheurs (via la formation continue que souhaite en particulier développer le CNRS) venant d'autres disciplines et qui voudraient se rapprocher des sciences du vivant. Il s’agit donc dans l’esprit de la réforme des masters d’offrir des parcours diversifiés, personnalisés, fondés sur l’enrichissement pluridisciplinaire et permettant d’établir des passerelles entre différentes formations et différentes disciplines. Afin d’assurer cet encadrement personnalisé, seulement une vingtaine de places seront disponibles chaque année et la sélection se fera en Juin sur dossier et entretien avec les responsables de la formation.

 

En termes de débouché professionnel, les organismes de recherche pourrait financer non seulement des bourses de docteur ingénieurs mais aussi des bourses post-doctorales pour attirer des jeunes chercheurs ayant effectué une thèse dans une discipline scientifique non biologique (mathématique, physique ou informatique…), dont la « reconversion » vers les sciences du vivant serait assurée dans le cadre de ce master M2.

 

Enfin, ce programme se veut résolument tourné vers l’international. Suite à cette initiative des approches similaires sont actuellement à l’étude à Yale (USA) et à l’Ecole Polytechnique de Zurich (Suisse), ces programmes et d'autres qui pourraient se mettre en place ou qui existe déjà (avec en général une approche plus limitée aux différents domaines de la biologie, par exemple Oxford (GB), Weizmann (Israel), UCSF (USA), Gulbenkian (Portugal), Rockefeller (USA)...) ont vocation à être jumelés pour échanger étudiants et savoir faire. Il est à noter que le programme interdisciplinaire de l’université Rockefeller qui a accueilli seulement près de 800 élèves depuis 1953 en misant sur leur créativité semble d’après Hollingsworth avoir joué un grand rôle dans la productivité inégalée en termes d’innovations majeures de ce lieu prestigieux qui détient le record du nombre de prix Nobel dans le domaine biomédical.


 

 



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